Parce que TRIPTIK c'était mieux en 1995 @ Canal93


Parce que 1995 fut un bon cru.
.. Céline Dion première des ventes de single, Miguel Indurain gagne pour la cinquième fois consécutives Le tour de France qui, elle, joue pendant ce temps avec la bombe nucléaire. Euh... Le rap c'est comme la vie en fait, ce n'était pas forcément mieux avant non ?

Malgré tout le crew h i p h o p du moment à pris comme étendards cette année 1995 (année charnière du rap français, il est vrai).
Débarquant de la région parisienne, mais surtout du net, composé de 5 MC’s : Alpha Wann, Sneazzy West, Areno Jazz, Nekfeu, Fonky Flav et de DJ Lo, ces gamins d'à peine 20 ans de moyenne ont beaucoup de choses à dire (il paraît qu'ils fument de la drogue d'ailleurs..).
Ils se font repérer en participant à de nombreux Open-mics et Battles (notamment lors des sessions Rap Contenders) ; le groupe est repéré par Zoxea (membre des Sages Poètes de la Rue, sale inculte) lors de ses ouvertures d'atelier au Centquatre, et en novembre 2009, ils signent finalement chez la maison d'édition de ce dernier : KDB Zik.
À l’image des rappeurs actuels, ils se sont fait connaître du grand public en balançant des tonnes de vidéos sur la toile, qui ont le mérite d'être bien produites par la boîte de prod : Le garage.
Avant qu'ils ne se cassent éventuellement les dents à la manière d'une « Sexion d’Assaut de Bouffon » (c'est leur nouveau nom depuis qu'ils ont fait tombé leur intégrité et déclaré leur homophobie à l'insu de leur plein gré) voyons voir ce qu'ils ont dans le ventre sur scène.


C'est donc en pleine Seine-Saint-Denis, au sein de la salle de concet le Canal 93 (comme par hasard) que l'on a pris rendez-vous.. Ou presque.
Bizarrement, c'est le nom de TRIPTIK qui a motivé 4% du public en ce samedi 1er mars (oui, on est venu à quatre).
C'est donc aux fins de fond de la jungle parisienne, en mode « je suis serein, j'écoute du hip hop, merde ! La 6T c'est mon bled ...Mais pas trop quand même » qu'on débarque.
Un son parfait, une bière à 3€ et des mômes échangeant de la coke partout (tss.. les Pogs et les billes, c'est dépassé enfin) le décor est planté et il est loin des clichés malfamés se trouvant dans ta tête de Parisien.
Mais sache le, ami kid qui tombera sur ce blog après une erreur du moteur de recherche qui contrôlera bientôt le monde, 1995 à certes des qualités et pas mal d'expérience pour leur âge, ils ne sont rien à côté de DaBaaz, Greg Frite et/ou Black'Boul et le fameux Drixxxé derrière les platines !
Pour te situer la chose, les cainri sont même venus plagier leur son à ces messieurs :


Bref, ça se passait en 2000, TRIPTIK avait marqué l'esprit avec leur album Mirconophonorama puis l'échec commercial du dernier album TR-303 annonça leur séparation et la fin du groupe. Or, depuis quelques années, on les voit partout nos trois papis du rap, une lueur d'espoir arrive : quelques dates sous l'estampille du passé et des rumeurs de nouvel album : c'est bon ça !
Hein ? Pardon ? Ils commencent ? Comment ça ?.. ILS SONT EN PREMIERE PARTIE ?! #wtf
Les temps changent mon ami... C'est donc bien une population d'une moyenne d'age de 16 ans qui remplie (à peine) la salle ce soir. C'est bien
TRIPTIK qui fait la première partie de 1995. Et c'est bien les vieux de la vieille qui vont nous décevoir.
Malgré un joli « Panam » plein de nostalgie, c'est un set haché, mou et étriqué, bref bien loin de la qualité initiale du groupe auquel on assiste. L'absence de Drixxxé étant peut-être responsable de ce manque de ju ce soir, si on est gentil avec eux... Le titre « C'est ça que veulent les jeunes » nous montre quoi qu'il en soit qu'ils surfent sur les thèmes et inspirations du moment délaissant quelque peu leur identité... À suivre, sans trop y croire. #déception

C'est donc la relève qui doit nous filer le smile ce soir. En terrain conquis et c'est le moins qu'on puisse dire, c'est d'ailleurs assez fou de voir à quel point la communication virale à du poids sur les nouvelles générations : rappelons qu'ils ont tout de même rempli un Bataclan sans la moindre publicité il y a quelques mois !
Bref, malgré une mise en scène lourde et souvent immature, leur énergie et leur technique old school mais paradoxalement fresh donnent du poids à leur prestation. Même certains titres pauvres sur cd, gagnent en intensité et sonnent beaucoup mieux en live.


Rien à dire, la scène est leur jardin d'enfants, les lyrics leurs pelles et les groupies prendront les râteaux...
L'intérêt avec un public jeune, c'est qu'il est réceptif et l'ambiance monte vite pour finir dans en bataille d'eau trop lol. Je me moque et pourtant ils ne le méritent pas, mais rien à faire, notre esprit quelque peu élitiste n'accepte pas forcément que des gosses apprécient un son de « connaisseurs », mais dans le fond, tu préfères qu'ils se gavent de Guetta ? Bref, prenons la chose comme une vraie bouffée d’oxygène qui finira au pire comme un pétard mouillé…



On assiste ainsi à un chaud carré, peut-être un peu trop étiré ? Effectivement, lorsque l'on sort 10 prods par semaine, la qualité s'en ressent et on tombe vite dans des refrains et couplets sans intérêt. Tu pourras d'ailleurs le constater sur le dernier EP La suite en écoute gratuite sur le net. Ce dernier se révèle souvent insipide et plat sauf sur un ou deux titres. On avait déjà cette impression sur le précédent EP La Source écoulé à 10000 exemplaires malgré tout. Depuis le 5 mars 2012, c'est distribué par une major, Polydor (mais toujours indépendant), que sort ce second EP, le clip du premier single, La Suite, tourne sur la toile et, en trois semaines, il a déjà été vu plus de 950 000 fois sur YouTube !

À voir comment le phénomène évolue et si avec le temps ils s'imposeront comme valeur sûre du hip hop Fr. Il serait peut être bon de ne pas confondre profiter du buzz et précipitation les gars non ?
Le 23 avril prochain, 1995 sera en concert au Zénith de Paris en première partie de Method Man. #Impressionnant.

Ps : J'ai omis volontairement de parler de la première, première partie.. Tango & Kash, ne m'en voulez pas, mais c'était de la merde et je dois chercher un nouveau taf et appartement au lieu de perdre mon temps à écrire pour moi-même sur le net.

Parce que JonOne in The City Breathes @ Galerie Robouan MOUSSION



Parce que le Street Art a acquis ses lettres de noblesse via des artistes comme JonOne. Désormais internationalement reconnu, c'est mérité pour ce pionnier du mouvement.

Ses débuts se traduisaient par la couleur, le mouvement et la forme.

Aujourd'hui en pleine évolution de son art, il n’est qu’au début de son exploration de la trois dimensions.

Certains puristes crient à l'infamie, perso j'applaudis et ne rajoute pas plus de phrases inutiles, les photos parlent d'elles-même.

 














JonOne @ Rabouan Moussion Galerie
19 NOVEMBRE 2011 - 25 FÉVRIER 2012
121, rue vieille du temple 75003 Paris


Site :

Source:
http://www.bkrw.com
http://www.sneakers.fr

Parce que Street View @ L'imprimerie

Parce que l’Imprimerie est de retour et accueille pour l’occasion les artistes Djohr, Haribo et Taro qui vont vous faire partager leur vision de la rue du 1 au 23 février.
Membre de crew de graffeurs TER, ils exposent différents projets au travers des toiles, sérigrahies sur métal, t shirts et impressions.



Les murs de la galerie ont aussi été repeints pour l’occasion et le TER Crew propose une ambiance de rue américaine avec marchand de glace et junkfood d’un côté et panneau de basket sur mur en brique rouge de l’autre. La grande ville est source d’inspiration pour le crew, qu’il s’agisse de Paris, New York ou Tokyo.


Source:
www.galleryimprimerie.com
Site :

Parce que Jon Burgerman cuisine Fast and Food @ Sergeant Paper

Parce que tes mirettes affamées, ton humour terne et tes neurones cramés ont besoin d'une bonne bouffe ? La nouvelle exposition de Jon Burgerman présenté depuis le 28 janvier à la galerie parisienne Sergeant Paper (ancienne galerie Issue) te sert une bonne tranche de plaisir !


L’artiste londonien, new-yorkais, le plus prolifique du moment, après avoir réalisé cette année un poster/puzzle, une édition limitée de t-shirt, plusieurs sérigraphies, de nombreuses expositions, des performances, un livre, et même un CD, expose et toujours avec autant d'humour, de couleurs et de burgers !
Les œuvres originales de l'artiste se décline sur papier même si l'utilisation de l'encre, crayon, fusain, acrylique et posca amuse également l'artiste et nous-même.


Pour Fast Food, Sergeant Paper produit en exclusivité une série de GICLEE PRINTS numérotés et signés ainsi qu'une sérigraphie signée et numérotée à 40 exemplaires.
Enfin, on soulignera tous ses produits dérivés (mugs, cahier de coloriage, toys, housses d'ordinateurs, ...) plus que sympathiques autant pour ta carte de crédit que pour les yeux : de l'art pour toutes les bourses, telle est la volonté de Sergeant Paper !

À savourer jusqu'au 25 février.

Bonus :

Jon Burgerman, Fast Food
Vernissage le 28 janvier à 19h
Exposition du 28 janvier au 25 février 2012


Sergeant Paper
38, rue Quincampoix, Paris 4e


Site :

Source :
http://blog.lezilus.f

Parce qu'Eeerz by The lapins crétins @ Artoyz


Parce que les art toys nous envahissent petit à petit... Ces figurines aussi appelées designer toys, urban vinyl ou vinyl toys fabriquées en édition limitée n'ont pour simple objectif la destrcution de ta CB puis s'endormir sur ton étagère. 
Directement débarqué de notre enfance perdue, créées par des artistes, dessinateurs et illustrateurs issus d'univers aussi différents que l'art contemporain, le graffiti, le street art, le webdesign, l'illustration, la bande dessinée, la mode, elles ont le mérite d'être diablement addictives.




La particularité qui en fait une pièce unique tient dans le fait qu'elles sont aussi vendues vierges de tout graphisme (dits "à customiser" ou "Do It Yourself" - "DIY") mais également peintes par des artistes représentant généralement le monde du graffiti, c'est ce que l'on appelle le Platform toys et c'est bien ce qui nous intéresse aujourd'hui avec la première expo de l’année 2012 chez Artoyz.


Du 26 janvier au 25 février, c'est donc une exposition de customs par Eeerz, à l'effigie du jeu vidéo les Lapins Crétins. En collaboration avec Ubisoft (marketing quand tu nous tiens), cette exposition présente les créations d’une trentaine d’artistes parmi lesquels : Bunka, Craiion (David Monteiro), Cuypi, Fakir, Pete Fowler, Emilio Garcia, Lunartik, Skwak et bien d’autres.



Eeerz by The lapins crétins
Exposition du 26 janvier au 25 février 2012

Artoyz Shop + galerie
45, rue de l'arbre sec, Paris 1er
www.artoyz.com

Parce qu'il y avait The Obstacle @ 104 : LE FROID !


Parce que
le froid rend mou-du-cul… Et la gratuité accentue sûrement cette mollesse de l'âme et du boule. C'est nos amis du 104 qui ont vérifié cet état de fait. Un parisien à -10° soit il reste chez lui devant sa télévision, soit il sort timidement, les mains dans les poches, la tête dans le brouillard, les yeux mi-clos... En gros, c'est comme s'il était devant sa télé !

Cette expérience empirique a eu lieu en ce vendredi 10 février 2012 (date à retenir).

Pourtant parti sur une bonne base : 3 jours autour du skate, de l’art et de la musique. Adidas investit le Centquatre et organise « The Obstacle » un évènement culturel qui voit les choses en grand !


Cette manifestation ouverte au public et totalement gratuite invitait à profiter
de l’installation, de l’exposition avec les artistes Soy Panday (aussi skateur pro), Benjamin Deberdt, Pacôme Gabrillagues & Quentin Chambry, Hugo Campan, des concerts (Cheveu, Spoek Mathambo, Nasser, DJ Hellvice, DJ Nicolas Malinowsky et Team Ghost), d’une initiation skate pour les enfants, des démonstrations du team professionnel Adidas skateboarding et d’une compétition sur invitation.
À noter la présence de nombreux professionnels du team Adidas skateboarding qui feront des démonstrations durant ces 3 jours : Lucas Puig, Silas baxter-Neal, Mark Gonzales, Benny Fairfax, Nestor Judkins, Lem Villemin, Seb Daurel, Vivien Feil, Mathias Zwic.

En ce qui nous concerne, c'est les concerts de Spoek Mathambo et Nasser sur lesquels nous analyserons le pourquoi du comment de la naissance d'une ambiance de merde…


Petite présentation tout d'abord. Spoek Mathambo est avant tout connu (par moi en tout cas) pour son featuring avec Missil sur le titre "Invincible", il fait également partie du groupe sud-africain « Post-Apartheid Post-Hip-Hop-Posterboy », mais aussi rappeur, DJ, illustrateur, pape de la mode et citoyen du monde. #toutça!

Cet artiste d’origine sud-africain, récemment signé sur le label Sub Pop, met de plus en plus souvent le feu dans les boîtes de nuit d’Europe avec son sauvage mélange d'hip hop, d’électro et de funk, directement sorti d’une cave de Grande Bretagne.
Après un passage plus ou moins remarqué aux Transmusicales 2011, il nous évoque Dizzee Rascal ou Spank Rock (voir Stromae quand le saxophone se fait trop présent..).
Ce soir, dans ce 104 Sibérien qui paraît décidément immense et bien trop froid, il réussit tout de même à réchauffer l'atmosphère malgré la descente aux enfers que représente cette soirée pour toi, ami artiste qui est le seul à bouger sur scène face à nous, public plus conquis par ce vin chaud. 
À revoir avec un gros dawa !


La tête d'affiche de la soirée prend ensuite les commandes de la soirée.. et s'en serait bien passée.
Les trois membres de Nasser vont vite déchanter fasse à ce publique parisien frigorifié malgré une prestation plus qu'honorable.
Avant toute chose, sache que Nasser est un groupe Electro Punk de Marseille né en 2009 composé de Romain, Nicolas et Simon.
Ils ont fait une entrée fracassante sur la scène avec un premier EP, #1, et quelques titres très léchés comme GHB, La Chose et bien sûr Come On dont vous avez vu le clip plus haut.
Cet improbable croisement entre Vitalic et LCD Soundsystem (ou un mix entre I'm Fresh Your Pretty et Strup X paraît-il ?) propose un rock très électronique (ou de l'inverse, c'est selon) n'est rien de moins que le chaînon manquant pour rassembler sur un même dancefloor les rockers et les clubber.

Enfin, ce soir, il n'y a que les moins de 16 ans déjà totalement bourrés qui réussiront à réellement profiter du concert... On pointera une nouvelle fois du doigt les températures négatives dans cette salle trop grande, trop vide et non chauffée qui auront eu raison de la performance des trois marseillais (dont un batteur/chanteur adorant et arborant un peu trop sa bouteille de Jack Daniel's) pourtant beaucoup plus convaincante sur scène que sur CD. 
Un vrai groupe de scène, voir de club, à revoir dans d'autres circonstances !

Source : 

Site : 

Parce que le Crazy Club n'était pas si ouf @ Jardin des Tuileries


Parce que vous vous souvenez sûrement des soirées Chromatic et Excentric? La première avait fait sensation à Beaubourg en 2010 avec Ebony Bones, Martin Solveig, Yuksek ou encore Marco Dos Santos mais surtout avec plus d'invitations que de place donc 1h d'attente dans le froid pour des millions de gens sympathiques (dont moi-même) !
La seconde avait, elle aussi, fait le buzz  à la Villette en mode British pour 2011 avec Boy George, Cassius, Nicolas Jaar..

Bref, le concept est planté : un thème « décalé », un lieu original et des invités prestigieux, le tout payé par J&B
 
Encore une fois, en ce 8 février, ça ne lésine pas sur les moyens.  
Pour cette nouvelle édition, la marque de whisky a convié VV Brown, la voix soul révélée l'an dernier avec son titre « Shark in the water », Beth Ditto, chanteuse de Gossip que l'on ne présente plus et le devenu très hype Kavinsky que le monde a pu découvrir ou redécouvrir sur la BO de “Driveréalisé par Nicolas Winding Refn (alors que ça fait plus de 5 ans que je rigole quand je vois un pote porter le t-shirt de l'artiste... Non, je ne suis pas fan) le tout en plein milieu du Jardin des Tuileries. Pourquoi pas ? J'avais oublié, l'habituel super guest est toujours présent : putain de froid sibérien !

Pour l’occasion,  J&B a par ailleurs dévoilé ses nouvelles bouteilles en édition limitée, aux packagings soit disant « CRAZY » (d'où le thème de la soirée..), toutes trop flahsy et décorées d'imprimés animaliers (bleu panthère, orange tigré, noir et blanc zébré, jaune girafe, vert croco et rose serpent)... Mais bien sûr !

Alors que je lis sur Gala.fr (oui, j'ai des lectures passionnantes) que Joey Starr, François-Xavier Demaison et Delphine Chanéac, sans oublier Mareva Galanter, Ora Ito, Eric Judor et Jean-Paul Rouve étaient présent pour l'occasion, vous avez désormais compris le côté hautement et faussement hype de la soirée.. 

Voici une vidéo un peu pourrav trouvée sur youtube, juste pour mieux cerner le lieu et l'ambiance.. #dsl
.


C'est donc sous une tente dressée en plein cœur du Jardin des Tuileries que 1500 personnes ont pu apprécier l'ambiance électrique et colorée de cette soirée.
Côté dresscode toutes les excentricités étaient permises, des lunettes ornées de drapeaux anglais et des perruques fluos étaient mises à la disposition du public. 
Des stands de coiffure et de make-up permettaient aux moins originaux de réviser leur look, et de se parer des plus belles crêtes, chignons version punk destroy, et tatouages strassés. Plutôt fun.

On oubliera par contre les interventions ridicules des danseurs sur les bouses sonores de LMFAO...
Mais si on y ajoute ces anges de l'enfer (des jolies filles se promenant dans la foule avec des ailes rouges) donnant des tickets boissons nous permettant d'accéder à ce faux open-bar contrôlé (..c'est dans l'air du temps) au sein de ce chapiteau hightech, une jolie scène (avec un son certes pas terrible mais, normal vu la taille du lieu) et les 13 coups de foudre à la minute.. Cela nous donne un joli cocktail et une ambiance très festive pour un mercredi soir à Paris alors qu'il y fait -237°.
Parlons son parlons bien !


VV Brown lance la soirée tout en douceur mais avec tout de même quelques perles funky.. Maintenant, notre amie mannequin nous a malgré plus endormi qu'autre chose.  C'est ensuite Beth Ditto qui prendre place et nous offre un DJ set épique : une (grosse) blague.. Un DJ fait le soit-disant DJ set de la demoiselle trop rebelle qui se promena dans le public avec son micro, taxa des clopes, des verres, chanta un peu et repartit comme elle est venue.. #Fail

Kavinsky,
la tête d'affiche du moment et il la mérite presque, lance (et termine) réellement les hostilités. Bien que je ne comprenne pas réellement l'engouement soudain pour le son du monsieur, il faut rendre à césar ce qui est à Kavinsky. Son dj set (presque) orignal et réellement plaisant, le tout entrecoupé et alimenté de remixes des morceaux devenus culte de la BO de Drive mêles aux rythmes qui ont fait son succès pour une version plus club et dansante. 


Au final, une soirée sympa mais surtout gratuite et (donc) fun.. Rendez-vous l'année prochaine !

Parce que la rétrospective de Diane Arbus @ Jeu de Paume


 
Parce que nous ne sommes que des éponges nous abreuvant d'images, films, textes, etc. 

Le travail de Diane Arbus fait parti de ces photos qui restent figées dans ta mémoire. Alors qu'une prolongation de la rétrospective présentée par le Jeu de Paume est en cours et ce jusqu'à ...Ce weekend (dsl) ; voyons de plus près le travail et la vie d'une femme atypique qui a révolutionné l'art de la photographie.

Après 15 minutes de queue dans le froid sibérien du moment, le Jeu de Paume nous ouvre ses portes et (sauf si tu es chômeur...) 8,50€ en moins, un rapide tour aux toilettes (1h30 pour faire le tour, mieux vaut être prévenant) et bienvenu dans le monde étrange de Diane.

N'étant ni spécialiste ni photographe amateur en dehors de mes soirées alcoolisées et encore, je ne suis pas réellement légitime pour évoquer cette rétrospective, ou ne serait-ce qu'avec un œil totalement amateur..? Vous êtes prévenu, maintenant je peux dire de grosses conneries sans trop me faire insulter.

C'est donc au travers quelques hectares répartis sur deux étages et une dizaine de salles que l'œuvre de Mme Arbus nous ait dévoilée.
En dehors de l'aspect purement technique qui est déjà impressionnant (et sûrement plus pour un pro), même un œil peu exercé peut se rendre compte de l’audace de ses thématiques (handicapés mentaux, travestis, naturistes, etc), mais aussi de son talent pour le rendre le familier étrange et l'étrange familier !



Avec plus de deux cents clichés, cette première rétrospective en France permet de découvrir l’étendue de l'œuvre d'une vie. Nous y retrouvons bien entendu les images emblématiques de l’artiste, ainsi qu’un grand nombre de photographies qui n’ont à ce jour jamais été exposées en France.

Ce n'est malheureusement que dans la dernière salle que l'on apprend un peu plus sur la vie torturée de l'artiste et les nombreux doutes qui l'habitaient au travers lettres et cahier de notes. Un peu dommage de ne pas avoir mis plus en avant cette corrélation entre l'artiste et l'humain. 
Les fans de la première heure s'arrêteront peut-être sur ce défaut, les autres apprécieront.

Pour un apprendre un peu plus sur sa vie, le film « Fur : un portrait imaginaire de Diane Arbus » par Steven Shainberg romance le tout, mais donne de bonnes pistes pour comprendre le personnage.

Site :

Diane Arbus
Exposition organisée par le Jeu de Paume, Paris,
du 18 octobre 2011 au 05 février 2012

Parce qu'une figure, des Visages @ 12MAIL

Parce que je ne supporte pas vraiment la Red Bull. Après l'ingurgitation de deux ou trois canettes, je me réveille souvent le lendemain avec des palpitations cardiaques et quelques problèmes d'estomacs sur lesquels je ne ferais ni dessin ni commentaire... 
Lorsque l'on me propose un vernissage au sein du Red Bull Space, mon ventre se crispe, ma rétine s'ouvre en grand et ce n'est pas totalement conquis que je me dirige vers cette expo « VISAGES » @ 12Mail ; présentée du 3 février au 30 mars 2012.

Le communiqué de presse nous présente la chose ainsi : 
 
« Visage. Une exposition collective et une publication dirigée par Joseph Ghosn avec les dessins de Charles Berberian, Theo Ellsworth, Charles Burns, Philippe Dupuy, Sammy Harkham, Frédéric Fleury, Blutch, Frédérique Rusch, Paul Hornschemeier, Caroline Andrieu, Nine Antico, Serge Clerc, Frédéric Poincelet, Antoine Marquis, Julien Carreyn, Emmanuelle Pidoux, Fanny Michaëlis, Ludovic Debeurme, Michael Deforge.»

Une lecture en diagonale nous apprend que 12Mail est donc l’espace de création et d’exposition conçu par Red Bull présentant cette première exposition de l’année qui explore toutes les facettes du portrait dans la BD et proposera une sélection de dessinateurs français et internationaux de haut vol pour une expo BD qui n’en sera pas vraiment une.
En plus du champagne et Red Bulls free, 12Mail nous édite une publication gratuite à 1000 exemplaires conçue par Laurent Fétis, regroupant les visuels de l’exposition sous forme de posters détachables. Bref, ça motive sur le papier...

Dans les faits, c'est une autre histoire. Tout d'abord le lieu. Dans la ligné du 104 et autres, on se retrouve au 12 rue du mail d’où le 12Mail : original !
Diaboliquement sobre et exigu, le tout divisé en deux salles, non communicantes ! Relativement étrange de devoir ressortir par – 8000° pour accéder au bar légèrement et étrangement plus plein que la salle d'exposition.
Certes, il est difficile de quitter ce côté, tellement le champagne coule à flots, les Red Bulls s'enchainent, le rythme cardiaque augmente, les jolies filles sont partout, un autre verre de champ s'il te plait ?! Mélange le avec de la Reb Bull, encore un peu, vas-y met du son là ! Bon, il est 20h00 ? Go pour un RexClub les gens... Pas besoin de coke ! hein ? L'expo, merde c'est vrai...

Transfert de masse alcoolisée : nouvelle pièce, plus petite, interdiction d'y aller avec les verres, bref. Retour au calme du côté de cette trentaine de visages dessinées par ... Merde, ils sont où les noms des artistes ? Derrière moi ? Ce n'était pas plus simple de les mettre en dessous des cadres ? Non... Étrange, auriez-vous besoin d'un cours de médiation culturel mon ami le Taureau Rouge ? En matière de découverte d'artistes, on fait mieux comme communication ! Si vous faites autant d'effort sur le bar et si peu sur la mise en valeur de vos œuvres... Autant que je retourne m'abreuver non ?

Au final, le ratio artistique fait mal : 1h au bar pour 12min 43sec dans la salle d'expo.
J'ai encore du mal à comprendre le réel intérêt d'un tel concept et bien que la qualité soit présente sur de nombreuses œuvres (malgré une certaine inégalité) c'est l'ensemble de l'événement qui ne nous parle pas... Et comme je parle pas, je peux boire "une autre flute svp" :

Site :

VISAGES
Du 3 février au 30 mars 2012.
12MAIL / Red Bull Space, 
12 rue du Mail 75002 Paris.

Parce que le Showcase Paris, c'est...

Parce que le changement est une drogue... Et bien que Paris regorge encore (..et pour l'instant) de nombreux endroits destinés à festoyer comme il faut, nous avons malgré tout tendance à refaire toujours les mêmes clubs et salles de concert.
C'est donc avec un relatif goût amer que l'on m'a convaincu de retenter une soirée au Showcase parce que « ça change » et la programmation donnant envie : pourquoi pas !?..
Certes, cette SYSTEMATIC Night fut une bonne soirée sur laquelle je reviendrai assez peu préférant, "pour changer", vous proposer une fiche d'identité du lieu le plus « mécheux » de la capitale ; le tout avec beaucoup de 46ème degré bien évidemment !
Alors que je m'ennuyais sur mon lieu de travail (chut), je me suis amusé à faire cette image tout en oubliant de vérifier la taille de ma colonne ! Étant donné que cela m'a fait sourire (c'est rare paraît-il), sache que la prochaine (sur un autre lieu) sera plus lisible...


Du côté de la programmation, il faut savoir que cette soirée Systematic était aussi bien sponsorisée en coiffure affreuse qu'en bon son... De Marc Romboy à l'ami Robert Babicz, on assiste certes à de très bon set ; mention spéciale à Robert qui à fini la soirée (et nous même) en apothéose avec ses nappes qui montent qui montent qui... Mais c'était également un joli combat de peigne et brushing !

N'ayant pas de live à proposer, ça sera deux sons qui n'en restent pas moins sympathiques:



Site :

Parce qu'on perd nos perceptions @ 104

Parce que le 104 nous a fait rêver que lors de sa création... Cette gigantesque ancienne halle des pompes funèbres rénovées pour 100 millions d’euros est avant tout une jolie pompe à fric endettant jours après jour la Marie de Paris. Pire, elle n'a jamais réellement trouvé un public en raison d'une situation bien trop excentrée dans un quartier pas forcément adapté à cette programmation « décalée ».

...Mais tout arrive, voilà que l'on entend parler d'une nouvelle vie qui s'y développe et d'une exposition au nom intriguant "In Perceptions" qui se prolonge, exceptionnellement ! Allons donc voir ça de plus prêt.


Avant de revenir sur cette expo éphémère du moment, l’établissement aux 500 abonnés et à l'espace de 39 000m² (« le coefficient de remplissage » est méga léger quand même...) me semblait tellement vide et glauque il y a quelques mois ; et bien en ce mercredi (le fait qu'on se soit le jour des enfants est peut-être une explication) 25 janvier, on souligne avec sourire la vie hallucinante au sein de ce lieu qui enfin peut porter le nom de maison des arts et de la culture !

Des danseurs, des jongleurs, des rappeurs, des teuffeurs, des raton-laveurs, de tout âge et milieux sociaux se côtoient dans la joie et la bonne humeur : pas de doute ici nous sommes et on y reviendra peut être plus souvent!
Revenons sur ce qui nous a attirés plus pércisément, l'exposition "In Perceptions" présentant des œuvres étranges de deux artistes : Ann Veronica Janssens et Leandro Erlich.

Le communiqué de presse nous dit :
Ces deux artistes plasticiens créent des installations à l’échelle humaine comme autant d’expériences physiques pour l’esprit: là où Ann Veronica Janssens conçoit des pièces qui attirent la lumière aux limites de l’éblouissement et de la perte de soi, Leandro Erlich provoque le vertige par des inversions d’architectures familières... Humm OK !

- Leandro Erlich


Bâtiment dans le HALLE AUBERVILLIERS


Commençons avec l'œuvre la plus emblématique, mais pas la plus dérangeante de cette exposition. « Bâtiment » créé pour la Nuit Blanche parisienne de 2004, cette œuvre monumentale et vertigineuse joue sur un effet de miroir qui donne l’impression que le bâtiment réfléchi est en position verticale. Les enfants comme les grands s'amusent et prennent des photos dans tous les sens (c'est le cas de le dire) : c'est sympa, mais pas transcendant en terme de perception a proprement parlé ; contrairement à la suite !

- Changing Rooms dans l'ATELIER 3 :


Bien plus dérangeant et angoissante, voici la copie d’un environnement familier, faisant partie de notre vie quotidienne, mais une fois entrée dans la cabine d’essayage (et il faut déjà oser y rentrer), les frontières entre la réalité et les représentations se brouillent, le malaise grandi et on hallucine de constater la taille de l'œuvre quand on finit par en sortir avec la tête qui tourne légèrement.

- Ann Veronica Janssens :

104.0.2 / dans l'ATELIER 0 et 2


Sans aucun doute la plus dérangeante des oeuvres présentées et également la plus intéressante en matière de ressenti. On accède à une grande salle blanche, baignée par une source de lumière dans brouillard de fumé dense. Une première salle bleu, une seconde rouge, un visiteur totalement gris et perdu , pour seul repère les quelques bruits des autres aventuriers égarés. Le souffle s'emballe tout comme le rythme cardiaque, nos sens quelque peu désemparés laisse place à notre imagination et nos angoisses ! Une expérience à vivre car difficile à retranscrire...



PROLONGATIONS JUSQU'AU 4 MARS 2012
104 Rue d'Aubervilliers
75019 Paris

Site :