Parce qu'un Coup 2 Cross a frappé la Gaité Lyrique !



 Parce qu'il y a des concerts qui font du bien, c'est un fait !

Tu sais, je parle de ceux qui te font dire que « c'était trop court bordel », ceux qui te font dire « OK je paie 20 €, mais ils méritent ! », ceux qui te rassurent sur la possibilité de concilier succès et intégrité, ceux qui donnent le smile en sortant de la salle... Bref, en ce mardi 24 janvier, @ La gaité lyrique, C2C en faisait parti. Désolé, il n'y aura pas de suspense !

Petit rappel, car il y a encore des gens qui ne les connaissent pas (salut coloc inculte !..)

Une équation simple :

[2 x Beat Torrent (Pfel + Atom)] + [2 x Hocus Pocus (Greem + 20Syl) ] = C2C

En imaginant que les succès parallèles de tout ce beau monde ne t'ont pas permis de comprendre à qui l'on a faire, rentrons un peu plus dans le détail.
Ce quatuor français est donc composé de Greem, Atom, Pfel & 20Syl. Ils forment donc « Coup 2 Cross », alias C2C, et sont réputer pour utiliser leurs platines comme de véritables instruments.
Après avoir remporté quatre années consécutives les DMC (Disco Mix Club) par équipe de 2003 à 2006, le groupe est maintenant reconnu par un large public (comme on a pu le constater ce soir) et ce, notamment grâce à ses vidéos des DMC comme celle de 2005 vue près de 4 millions de fois sur YouTube. (et que tu peux rererererevoir à la fin de ce post)

Ils arrivent (enfin ! ) avec leur tout premier EP (puis album), "Down The Road" sorti le 23 janvier, le tout en primeur live à la Gaîté Lyrique (Sold Out bien sûr).
Rarement un groupe français n'aura été si attendu, il suffit de constater l'engouement que leur toute nouvelle page Facebook ouverte il y a à peine quelques mois : déjà près 50 000 fans !

Alors méritent-ils tant d'attente ? Le vrai album prévu pour fin surfera-t-il sur la mode lancée par Bridy Nam Nam ?

Voici quelques éléments de réponse envoyés à coup de BPM en cette folle soirée !


Une chose est sûre quand on est 4 fois champion DMC, on est un groupe live et C2C le prouve aisément. Mélangeant les styles comme les genres musicaux grâce à leur dextérité et leurs techniques tout en gardant cette identité jazzy qui leur va si bien, ce live se savoure de bout en bout...
Aucun problème de rythme, on ne voit pas le temps passé. En parlant de voir, quand on connait les capacités de VJ de la Gaité Lyrique on est tout de même déçu de l'absence d'écran géant qui aurait permis de mieux apprécier la technique de nos 4 amis, mais les visuels projetés sous chacun des DJ en parfait timing nous fait relativiser la chose.. D'aillseurs, cette dimension vidéo donne indéniablement plus de force à ce live. Les visuels en temps réel (chacun ayant sa propre base d'images) permettent de retranscrire ce qui se passe derrière les platines (même l'éclairage a été pensé dans cette idée). Au final, on vit et comprend parfaitement ce live ce qui n'est pas toujours le cas pour ce genre de prestation.
On assiste donc à un vrai show technique certes, mais le tout est orchestré de main de maître avec une certaine accessibilité et un rythme plus electro que leur EP ce qui a pour effet ..de faire furieusement danser bordel² !
Les nouveaux morceaux comme “Down The Road” ou ”Arcades” mais encore ”Someday” et également ce rappel parfait avec leur single “F.U.Y.A.” nous montrent à quel point la diversité sonne hip-hop quand on s'appelle C2C : de la Country-Blues, à l'Electro, en passant par la Soul tout en finissant par du Dubstep #respect !



On retiendra bien sur la performance, mais aussi des gros coups cœur comme revoir en live la vidéo des DMC 2005 (encore elle) alors qu'on la maté 26 fois en fin de soirée avec ses potes : #MERCI².

Pour ne pas manquer la prochaine date, rendez-vous le 8 février, au Bataclan, dans le cadre de la soirée Trax Live. Ils seront accompagnés d'Irfane (Outlines) et de Boombass (Cassius).

On attend également l'album avec impatience maintenant...



Site :
www.c2c.fr

Parce qu'une Défragmentation Graphique par TRBDSGN @ Centre Culturel des Finances


Parce que ce blog n'est pas mort et bien qu'il m'amuse de moins en moins de parler de mes dernières virées entre vernissage, concerts et autres, prenons tout de même le temps de parler du studio de création TRBDSGN (prononcer Turbo Design) qui expose du 18 au 27 janvier 2012 via leur exposition " Défragmentation Graphique " @ Centre Culturel des Finances car ils le méritent, tout simplement !

Créé en 2001 par Onde, Honda et Hobz, ce collectif de graphiste fonctionnant comme un laboratoire de recherche a développé sa propre vision du Street Art (relativement proche de 123klan)  

Ils se sont d'ailleurs fait connaître au travers de sympathiques fresques.
 

À l’occasion des 10 ans du collectif, ils nous proposent de découvrir "les quelques" réalisations actuelles, mais aussi cette œuvre inédite et commune de 6m sur 1,5m, fragmentée en une dizaine de morceaux illustrant parfaitement leur univers. Ce jeu des volumes permet d'ailleurs à la toile devenir sculpture : intéressant. Pour la découvrir, vous avez le trailer ci-dessous. Pour en voir plus, il faudra se déplacer !
 
Nous découvrons également une série de photos de leurs peintures de rues réalisées depuis 2008, et de la projection d’une vidéo de "Think Ringo" retraçant la naissance de cette exposition.


Au final, si toi aussi tu t'attends à être époustouflé en voyant le trailer et tu as l'impression qu'il va te falloir 1h36 pour tout voir : tu te trompes
On est légèrement déçu du peu d'œuvres présentées et l'enthousiasme s'essouffle assez rapidement

Cela reste sympathique (la communication est peut être tout simplement "trop" bien faite) et à la place de t'avachir dans ton canapé en sortant du taf pour mater les rediffusions de Dawson, va faire plaisir à tes mirettes !

Bonus :



Une interview des trois lascars pour en savoir un peu plus... 

Défragmentation Graphique
Centre Culturel des Finances 
143 rue de Bercy
75012 Paris

Site : 

Parce que Parklife m'a tué @ Brisbane



C'est donc après 4 mois de disette sonore, de diète auditives voir de famine sonique que nous allons enfin pouvoir nous défouler sur du bon son... On en attendait donc beaucoup, peut être trop de ce Parklife..?
En plein cœur de Brisbane, dans le jardin botanique de la ville, une programmation hétéroclite, Digitalism, Santigold ou Gossip comme têtes d'affiche : sur le papier ça envoyait du boomerang !
On imagine déjà les palmiers se balançant au rythme des basses émanant d'une grande scène transformée en jungle... hein ? Faut que je m'arrête, je vais me le prendre en pleine gueule ce boomerang ? J'avais zappé, Parklife, c'est le nom d'un single de Blur et ça, c'est de mauvaise augure !

Après avoir fait danser Sydney, Adélaïde, Perth, etc ce festival dit « électronique » s'installe à Brisbane.

Commençons par les infos amusantes :
  • 130$ (= 100€) la journée.
  • 60 artistes répartis sur 4,5 scènes. (Une mini-scène étant réservé aux « artistes » du coin)
  • Une seule vraie grande scène...
    Tu as déjà le sourire. Maintenant, tu peux rigoler en voyant les horaires.
  • Début : Midi.
  • Fin : 10h pétante !
Si on fait le ratio, le rapport qualité prix fait mal à la queue de kangourous. Peut être que la programmation doit être faites en peau de crocodile tu te dis ? Et bien, c'est pas mal du tout en fait pour un état (je parle du Queensland) coincé dans les années 90 au niveau musical. Voyons ça de plus prêt !

C'est donc dès midi que nous arrivons devant les grilles du jardin botanique. Et oui, pour la première fois de ma vie,
je suis présent dès l'ouverture d'un festival ! Vu le prix de la place, tout le monde me comprendra...

Première impression : une organisation omniprésente, limite s'il n'y a pas des caméras pour surveiller si tu prends bien ta bière à 10$ de la main droite....
Ils en font beaucoup niveau sécurité (comme d'habitude dans ce pays) mais également au niveau des services : des chiottes en pagaille, de nombreux stands de bouffe variée (et pas si cher), des bars en veux tu en voilà (mais tellement cher...)
A ce sujet, pour illustrer ou l'on met les pieds, sous 31° à 13h30, on a eut l'audace de demander un soft, on a eut le choix entre de l'eau ou un Pepsi et c'est tout ! L'orga a bien compris que les ¾ sont venus pour boire « et pis c'est tout »...

En ce qui concerne la populace justement, c'est l'hallu totale : j’ai l‘impression de me retrouver en plein milieu d’un défilé de pouf plus vulgaires les unes que les autres couplé avec un concours de body-building... S'ils n'étaient que là pour se montrer en silence ça irait mais non ! Nous sommes ici dans le monde du « m'as tu vu ? » Vasy qu'on se monte les uns sur les épaules de l'autre à trois boloss et en plein concert (et la foule les applaudis... #WTF)
 Autre exemple : « T'as vu le mec là-bas, il a ramené une poubelle en plein milieu de la fosse et se croit sur un cube, tiens il y en a un autre ...et merde il va bientôt plus avoir de poubelle dans le parc... »
Quant aux meufs et bien je dois être en arrière plan de 234 photos de trois pouffiasses qui n'ont pas arrêté de se prendre en mode « duck face » pendant tout un concert.
A défaut de faire mon parisien aigris, je t'assure que je n'ai jamais vu une foule aussi « je m'en foutiste »...
Maintenant, il faut souligner que l'ambiance devient par la même occasion vite très détendue, bon enfant et over-festive ; jamais je n'ai vu autant de gens danser dès midi en France ! Il lui en faut peu à l'Australien et forcément il n'a pas l'habitude qu'on lui en donne... (Un public ça s'éduque bordel !)

Maintenant qu'on a fait le tour du propriétaire, il est temps de voir ce que la programmation à dans le ventre. Il y en pas pour tous les goûts : electro ou rock. C'est ça l'Australie. Je plaisante (ou pas).

C'est le groupe Pigeon qui ouvre le bal dès midi et il nous a fallut 10 minutes pour qu'ils deviennent voyageurs... On l'excusera.

C'est donc Harvad Bass qui fut le premier à nous étirer les fossettes !
Déjà repéré lors de soirées parisiennes, ce jeune californien qui campe chez Boysnoize et récemment chez Sound Pelligrino se caractérise par une house minimale dotée de lignes de basses et de percus sous-poudrées de quelques gimmicks hip-hop : il est 13h, ça groove sous le soleil de Brisbane !

Comme tu peux le voir sur la photo, le pantalon est interdit sur la piste de danse : le jap, tu sors !

Après un passage furtive voir Kimbra qu'on le laissera avec l'étiquette « inconnue » à la première vocale immonde, nous nous dirigeons alors et ce avec joie vers les Naked and Famous prévu initialement à 14h30. Après 20 minutes d'attente (insupportables) lors du « concert » du Yatch Club Djs sur la grand scène, nous finissons par nous rendre compte que nos amis Néo-Zélandais ont changé d'horaire ; ce qui n'était bien évidemment pas annoncé sur tous les programmes : bravo l'orga !
Pour la peine, je vous informe que le Bootleg, on ne fait plus ça depuis 5 ans amis crocodile-dundee, alors toi et ton yatch tu repars illico dans le passé pour ne plus revenir !

Alors que l'année dernière Busy P, DJ Mehdi et Brodinski représentaient le label français ED Bangers, c'est SebastiAn qui reprend les rennes cette année et c'est donc avec amertume que je me dirige vers la scène (déjà blindée) à l'effigie du frenchy. Quand on connait le label, on est pas étonné de voir qu'il joue la carte de la mise en scène provoque : « en 2012 votez Sebastian », ça aura au moins le mérite de raviver quelques sentiments patriotiques !

Je ne peux m'empêcher de revenir sur un article chroniquant son dernier album faisant écho à ma pensée concernant SebastiAn sur le Site Chronique Electronique que je vous invite à lire !

Comment dissocier
SebastiAn, ou Sebastian Akchoté, de l'écurie Ed Banger dirigée par Pedro Winter ? Vaste question.

Comment écrire la chronique de son disque sans tomber dans l'écueil du procès envers le label fondateur de son avènement ? Impossible. Alors autant dire tout de suite que je vais assumer pleinement cette chronique à charge. Ah SebastiAn... ce jeune homme glabre qui a toujours l'air défoncé à la came frelatée alors qu'il a désormais les moyens de s'en payer de la bonne. Ce jeune homme toujours équipé d'une clope dont la hype loue le potentiel depuis déjà plus de cinq ans alors qu'il ne compte que 2 EP dignes de ce nom, une BO et un paquet impressionnant de remixs aussi énergiques que brouillons. Alors pourquoi ? Pourquoi est-il capable de remplir les scènes de festivals sur son seul nom ? Parce qu'il compose (travaille) pour le seul label (entreprise) qui vend énormément de musique électronique à l'heure actuelle. En effet, si Ed Banger et Pedro Winter mènent aujourd'hui un train de vie de nabab, ce n'est sans doute pas parce qu'ils font de la bonne musique. C'est avant tout parce qu'ils furent les premiers à monter dans le wagon et à adapter leur démarche artistique (leur image) à la glorieuse société de consommation dans laquelle nous vivons plus que jamais. La stratégie de communication et de commerce est implacable. Les jeunes téléchargent comme des bourrins mais achètent des T-Shirts, des sonneries pour smartphones, des casquettes, des lacets fluos et matent des vidéos sur Youtube à s'en abrutir. Vendons leur la musique qui sied parfaitement à leur mode de vie. Vendons leur de l'image. Vendons leur une mode, un courant, qui leur permettra de se reconnaître telle une tribu dans les festivals du monde entier. Fort de son expérience en tant que manager des Daft, Pedro a bien compris tout ça. Et au delà du constat amer, peut-on réellement le lui reprocher ? Il est l'un des rares à posséder un commerce si florissant. Il applique les mêmes recettes qu'un Guetta ou un Sinclar, la béatitude benête et le sponsoring rampant de TF1 ou d'NRJ en moins. La recette a connu ses premiers succès, Justice a fait le reste. Les DVD témoignant des excès de ces semblants de rock stars et les clips estampillés Kourtrajmé ont aussi leur part de responsabilité dans cette incontestable réussite. 
 
Revenons au live de SebastiAn, ce jeune homme plein de « potentiel »... Pas besoin de rester plus de 10 minutes, il suffit d'une pour comprendre qu'on écoute bien du son Ed Banger : un electro-rock sous turbines agrémenté de guitares agressives qui donne un ensemble relativement (et c'est un comble) ...mou !
 
« Ce qui est bien avec SebastiAn, c'est qu'on est sûr d'écouter du Ed Banger. Son album est un pot pourri de tout le meilleur (le pire) de ce que le label français a enfanté de pire. Des comparaisons évidentes avec les travaux (lol) de Justice, DJ Mehdi et Uffie (même de Daft Punk) apparaissent à l'oreille encombrée […] Assister à un live du Parisien a quelque chose de si instructif qu'il est néanmoins conseillé de le faire. Ce type est un fake, branleur magnifique qui gigote dans tous les sens pour masquer le fait qu'il ne fait rien sur scène, si ce n'est manier les faders et balancer des turbines en appuyant sur la touche play. » 
 
C'est bien une citation du dit article mais c'est ce que j'ai ressenti. Maintenant, on soulignera la mise en scène qui fera tout de même sourire.
C'est encore une fois du joli marketing certes mais les différents montages sont plutôt bien fichus... Au final, on est content de revoir la gueule de Pujadas, les conneries numérisées de Strausskhan ou toute la merde qui se passe en France alors qu'on est sous le soleil australien ; on en oublie la musique et c'est pas plus mal !

D'ailleurs, on en aura a presque oublier Little Dragon également... Bon, on en a vu qu'une chanson mais on apprécie la présence de cette ovni musical en ce lieu. Maintenant, un peu trop planant dans ce marasme electro. Vous avez dit planer ? C'est le moment d'enfin voir ce qu'on attendait, et on était pas les seuls.

Et oui, je ne le savais pas avant cette prestation mais The Naked And Famous et leur pop légèrement décalée, mâtinée d'électro noisy viennent de Nouvelle-Zélande. Or ici, c'est comme être belge pour un français.
Très proche des groupes comme MGMT ou Passion Pit, on retrouve synthétiseurs, basses lourdes  et beats simples comme formule magique... et ça marche ! Je n'ai malheureusement pas pu profiter pleinement de leur prestation en raison d'une soif fulgurante mais je recommande fortement ce premier album Passive Me, Aggressive You, sorti en 2010 (classé directement numéro 1 des charts néo-zélandais la semaine de sa sortie pour info..)
A peine nos bières commençant a s'enchaîner sous ce soleil australiens que l'on se retrouve de l'autre côté du parc pour écouter le groupe qui symbolise au mieux ce festival...
Lui aussi, on en attendait beaucoup, on nous avait promis des bêtes de scène et un groupe hors-normes et on a eu ...Crystal Fighters.
Ils sont cinq, ont des racines au Pays Basque espagnol et ont créé le buzz avec
ce premier album d'électropop matinée de trouvailles folk, "Star of Love".
On les savait déroutant sur CD et on se disait que sur scène ça ne pourrait qu'être meilleur.. mais non ! Des titres comme
« Solar System », «I Love London » ou « plage » feront bouger la foule comme jamais mais ces perles sont bien trop rares et malgré une énergie débordante certaines mauvaises inspirations artistiques nous empêche de pleinement profiter du moment... Le prochain album et la tournée qui en découle sera on l'espère un peu moins hétéroclite et plus efficace.

Il est 18h, l'heure ou la nuit tombe avec Santigold comme étoile . N'ayant pas réellement d'actu en ce moment, on est relativement surpris de la retrouver là mais c'est avec plaisir qu'on apprécie sa prestation et notamment le show chorégraphique de ses choristes !
 Quoi qu'il en soit, c'était en février 2009 qu'un communiqué de presse annonçait que Santogold devient Santigold (il semblerait que ce soit dû à des poursuites judiciaires menées par un homme utilisant le pseudonyme de « Santo Gold » depuis 1983) et quelques mois après, l'album faussement éponyme Santogold sort et on se rend compte ce soir que le tout n'a pas beaucoup évolué depuis... On se contente donc d'apprécier les morceaux cultes de la (toute) petite demoiselle, le temps de reprendre de l'énergie, normalement le meilleur est à venir !

C'était sans conteste les plus attendus (par moi en tout cas): Digitalism et leur electro-rock si caractéristique. Sur scène, ce duo allemand (Jens Moelle et Ismail Tuefekci) est rejoins par un batteur.
C'est avec leur nouvel album, « I Love You Dude », sous la pédale qu'ils débarquent en Australie. Je n'ai pas eu la chance de l'écouter mais je sais désormais qu'il est bien moins bon que leur premier album : Idealism...Ayant pris ma claque il y a quelques années de ça lors de la présentation du dit fabuleux album sur scène, je suis quelque peu déçu par cette prestation manquant cruellement de rythme. Comme à leur habitude, ils allongent et déstructurent leurs morceaux rock pour finir en electro mais la machine à tendance à ramollir sur leurs nouvelles progénitures... Dommage, ça restera malgré tout un bon moment.

On aura oublié Diplo mais on a réussi a éviter Gossip (on a fait un grand tour … ) c'est de nombreuses déceptions qui s'enchainent. On s'ennuie rapidement devant Mstrkrft, je vous parle même pas de la désillusion devant la SOUL (?) de The Streets (Et mec, pour ta dernière tournée, tu as tué ton hip hop !) et on s'est même rabattu sur les Simian Mobil Disco tournant toujours autour de leurs machines pour produire le son (malgré de très bons titres) le plus long du monde à décoller..!

Avant ça, on aura quand même perdu 10 minutes de notre temps devant la déception du festival. Sur le papier, tout amateur de dubstep laisserait facilement échapper un filet de bave plein de bière : Magnetic Man, c’est Skream, Benga et Artwork, trois noms qui reviennent fréquemment dans les bouches des mélomanes et qui font partie intégrante du dubstep.
Ainsi, le dubstep semble suivre le même chemin que la pop ou la drum’n bass, tel un sous-marin qui remonte doucement à la surface contre son gré, qui se laisse porter par le courant pour aller s’échouer sur une plage commerciale et faire jubiler les mangeurs de soupe FM qui s’y dorent la pilule.
Magnetic Man en est donc l'effigie. Le dubstep sort de la lumière et ils le cuisinent sauce grand public et cela passe donc par le biais de véritables chansons... Le wobble se fait donc beaucoup moins présent et le tout sonne très formaté radio avec des vocales douces et des rythmiques très épurées. L'écoute de l'album avait déjà fait naître quelques doutes, le live tombe totalement à plat. On retiendra malgré tout un show visuel intéressant avec l'écran vidéo qui se retrouve sur leur table de mixage mais ça nous console à peine...

Alors que le froid, l'amertume et la fatigue nous rattrape, c'est à ce moment la que la sexy Lykke Li nous envoute quelques instants dans son univers sombre, vocale et onirique. Le rendu très brut des voix donne au concert une certaine rigidité et on aurait aimé retrouver ce côté un peu plus trip hop de l'album mais au final c'est sur cette douce note que ce ParkLife se termine ! Merci à elle.

Au final, les 130 dollars laisse un goût amer dans la bouche mais on relativisera assez rapidement au vu de l'agenda musicale que l'on connait à Brisbane : le néant ne pouvait être combler par une oasis de bonheur auditif, ça ne serait pas logique non ?

On remerciera pour finir Duck sauce, Armand Van Helden et A-Trak nous excuseront mais je suis déjà mort quatre fois d'overdose de "Barbra Streisand" rien qu'en ayant regardé la télé française il y a 5 mois... Leur concert sur la grande scène se terminant plus tard que les autres, la sortie se fit rapide et douce.

...Merci quand même mais je ne reviendrai pas !

Parce que Mortal Engine by Chunky Move @ Qpac (Brisbane) : Magic !



Parce que la Culture avec un grand « C » voyage, vie, donne le sourire et ce partout dans le monde !.. Après quatre mois de vache-maigre en matière de concert, d'expo et d'art en général, voilà que le Brisbane Festival redonne des couleurs à nos mirettes. Alors qu'on finissait par accepter le stéréotype de l'australien buveur, sportif « ...et pis c'est tout », il fête sa ville comme la nature fête le printemps : avec des bourgeons de culture mon ami ! (#dédicace)

C'est ainsi qu'un vendredi 9 septembre, la compagnie australienne Chunky Move se produit via ce Brisbane Festival au sein de la très cosy Powerhouse Art Cultural (QPAC) et nous présente Mortal Engine pour notre plus grand plaisir.
Mortal Engine est un spectacle mêlant danse contemporaine, projection vidéo, lasers, décor interactif et musique éléctronique. Gideon Obarzanek (le pauvre... il a du morfler à l'école), directeur et chorégraphe y articule corps en mouvement et lumières, en jouant avec l’espace et les surfaces qui le composent.
Après quelques minutes on discerne le message de celui-ci portant sur la solitude, le rapport à l'autre, le corps et ses limites floues, l'instabilité des rapports hommes, femmes... Bref, c'est un peu perché et c'est pas toujours évident de suivre le fil mais l'essentiel se situe dans l'esthétisme du show, rassure toi.




Pour Gideon Obarzanek, la technologie du laser offre une façon de se détacher de l’écran pour s’introduire dans un espace en trois dimensions (accroche toi, c'est maintenant que ça se complique...)


C’est une manière pour le chorégraphe d’inclure le spectateur dans la performance. En créant un spectacle dans l’espace, le spectateur, inclut dans cet espace, fait donc partie intégrante de l'œuvre, il n’est plus devant ou derrière, il est dedans. Pour sortir un peu plus de la notion d’écran et de sa verticalité, Obarzanek utilise beaucoup le sol dans la chorégraphie.
Pour cet événement, les danseurs se déplacent sur une forme rectangulaire blanche inclinée et modulable (une partie devient verticale). Ils se laissent donc glisser, tombent, sortent du champs, deviennent lumière ou au contraire ombre, sont parfois sous-poudrés d'éléments vidéo-projetés.. un seul mot : magique (oui comme Paris.. mais en mieux roohh !)
Mortal Engine nous invite au final à une exploration captivante entre mouvement et technologie. Le corps humain s’estompe peu à peu pour devenir lumière, le tout associé à une musique lourde parfois stridente voire agressive, totalement expérimentale. Le compositeur Ben Frost se fera de nombreux amis dans les amateurs d'electro !
Mieux encore, la musiques s'allient avec la lumières pour devenir une part entière du spectacle... Pendant quelques intermèdes, ce n'est plus un spectacle de danse mais belle et bien de sons et lumières auquel on assiste. On se surprends alors à s'enivrer de ces flahs stroboscopiques, à sourire bêtement devant ce jeu de lasers qui s'entremêlent et à lâcher un petit « put*** » quand le mouvement, la musique et l'image numérique ne font plus qu'un !
Pour info, la compagnie a remporté en 2008 l’Australia Helpmann Award dans la catégorie Best Visual or Physical Theatre Production avec ce spectacle. 


Parce qu'ils le méritent :
DIRECTION AND CHOREOGRAPHY - Gideon Obarzanek
INTERACTIVE SYSTEM DESIGN - Frieder Weiss
LASER AND SOUND ARTIST- Robin Fox
COMPOSER - Ben Frost
COSTUME DESIGNER - Paula Levis
LIGHTING DESIGNER- Damien Cooper
SET DESIGN - Richard Dinnen and Gideon Obarzanek
MULTIMEDIA ENGINEER - Nick Roux
PERFORMERS - Kristy Ayre Sara, Black Amber, Haines Antony, Hamilton Marnie, Palomares Lee Serle, James Shannon, Adam Synnott, Charmene Yap, Jorijn Vriesendorp




Site : 
www.chunkymove.com


Parce que La Villette Sonique [Action Beat, Caribou, Kode9 & The Spaceape]


Parce que la gratuité peut encore être synonyme de qualité. Non, je ne parle pas des capotes offertes pendant Solidays (elles ne craquent jamais !... normal, avec tu ne sens rien .. bref autre débat) ni des cacahuètes pleines d’urine que l’on te sert dans ton bar préféré mais bel et bien de cette nouvelle édition de la Villette Sonique. 
Comme à son habitude, le festival propose des concerts gratuits en journée au sein du parc de la Villette et payant en soirée dans différentes salles parisiennes.

En raison d’une flemme passagère (depuis 1 mois tout de même) nous ne nous attarderons pas sur la prog très commerciale et décevante de la We Love Sonique et sur l’ensemble des performances proposées mais sur trois concerts qui ont eu le mérite de sortir du lot. Go !



Le premier groupe qui a réussi à se démarquer est sans aucun doute Action Beat. Ces anglais se caractérisent par un son proche de l’impro-rock expérimental. Ce groupe à géométrie variable compte un nombre indéfini de batteurs et de guitaristes qui renouvellent le rock primaire, minimal et noisy. Une prestation en deux parties : la première de 30 minutes. Ils sont alors accompagnés d’amateurs ayant créé apparemment leur propre guitare pour un show des plus expérimental. 
Puis, les gamins retournent dans leur bac à sable, on enlève les tshirt, on bouge ses cheveux sales, une petite douche de bière et on retourne l’enclos de la Villette.
En ce jour saint, ils étaient armés de trois batteries et de cinq guitaristes (voir plus), la performance « scénique » (ils jouent dans le publique d’où les guillemets) est assez déconcertante… Et le son l'est tout autant ! Et oui, bien qu’amateur de ce genre de prestation pas facile de rentrer dans leur délire tout au long de ce set ; le contexte ne les aidant pas : un soleil d’été, ce vin blanc d’hiver (qui réchauffe donc) et d’autres substances déstressantes ne mettant pas parfaitement en phase pour un concert nosy à souhait. 
Bref, quoi qu’il en soit on avait découvert Monotonix ici il y a 2 ans, ils ont l’honneur de les surpasser et redonnent leur lettre de noblesse à l’esprit rock ! Merci.


Avec la sorti de son album Swim, Caribou est sans doute l'un des prétendants au titre des meilleurs albums de 2010. Dan Snaith aux manettes, en live, celui-ci est accompagné de trois acolytes tout aussi talentueux. Pour toi qui pense que je parle du cousin de l’élan, nous avons sur scène le groupe electronico-rock du moment.

La magie se traduit par une réinterprétation et de nombreux remixes des tubes de l'album. De ce fait, bien qu’on assiste à un début de concert relativement planant, Caribou parvient à diffuser une énergie folle qui arrive à son apothéose sur le final avec le titre Sun allongé de 15 minutes pour un trip techno jouissif (cf vidéo)

Voici quelques vidéos pour te convaincre du pourquoi du comment, les mots ne suffiront pas !



Les derniers chanceux sont ce duo Germano-Britannique : kode9 & The Spaceape.

Petite présentation :
Kode9 alias Steve Goodman est une figure majeure de la scène musicale anglaise. Passionné à l’origine par la jungle et par le dub, il est un grand défricheur des tréfonds de la musique club londonienne. Personnage aux multiples facettes, titulaire d’un doctorat de philosophie, il est le fondateur du label Hyperdub à qui l’on doit Burial (!!!).
Le Mc The Spaceape présent sur plusieurs de ses productions tourne à ses côtés pour présenter leur album ‘Black Sun’ sorti ce printemps sur Hyperdub.
Leur set sera d’ailleurs l’essentiel de ce dernier album. Se situant entre dubstep et drum’n bass, c'est avec un début de prestation très planant que l'on rentre dans le vif du sujet.
Puis le set connait petit à petit une progression vers des phases plus dansantes pour finir en apothéose. Rythmes syncopés et grosses infrabasses raisonnent encore dans mes neurones ! Merci.



Site :
www.villettesonique.com
www.myspace.com/actionbeat
www.myspace.com/cariboumanitoba
www.myspace.com/kode9

Source vidéo :
Tout le monde et personne, merci à vous !

Parce qu'on a laissé des Empreintes Urbaines @ Palais de Iéna


Parce qu’il est désormais plus rare et surtout plus étonnant de découvrir un nouvel artiste avec une démarche originale et sincère qu’une énième exposition de Street Art au sein d’un palais messieurs dame ! Nous avions donc rendez-vous au Palais d' Iéna ce weekend ensoleillé du 28 mai.

Effectivement, Pierre Bergé & associés présentait Empreintes Urbaines, une exposition suivie d’une vente aux enchères au profit de SOS Racisme. 84 artistes réunis autour du thème Touche pas à mon pote exposaient leurs œuvres du samedi 28 Mai au lundi 30 Mai 2011. Cette exposition a pour conclusion une vente aux enchères caritative. Les bénéfices seront reversés à l’association (trois quarts de la vente seront versés au profit de SOS Racisme, et un quart aux artistes).


On soulignera la présentation d’une œuvre « exceptionnelle » : « Gangsterizm; Rammelzee and Jean-Michel Basquiat » : composition commune de STEPHEN TORTON et de TOXIC, l’un artiste photographe, assistant de Jean-Michel Basquiat, l’autre compagnon de route de Basquiat et Rammelzee à New York. Les guillemets sur l’exceptionnelle n’ont seul but de souligner le relatif intérêt de cette toile

Les artistes participants sont :
Alex Mac, Antoine Stevens, Artof Popof, Ash, Axe, Bruce, Cédric Lollia, Colorz, Crash, Da Cruz, Dize, Ella and Pitr, Emilie, Evazé (No Rules Corp), Ezp, Fenx, Fkdl, Fluke, Fridriks, Gérard Faure, Gregos, Guillaume Mathivet, Ikon, Jace, Jay One Ramier, Jeff Aérosol, Jérôme Mesnager, Jérôme Gulon, Joe J, Kashink, Keo, Kongo, Kool Koor, Kouka, L.N.2.3, Lazoo, Le Cyklop, Like, Liliwenn, Manu DSK, Mimi the Clown, Mist, Monkey, Mosko et Associés, Myré 3DT, Nebay, Nasty, Nelone TAP, Nemi UHU, Nice Art, Nixon, Nourou Naro, Omen, Oskar TAP, Paella, Paul Santoleri, Philippe Bonan, Pioc PPC, Poes, Quik, Sane 2, Scan, Seize Happywallmaker, Shaka et Nosbé, Shuck One, Sife 3DT, Sir (No Rules Corp), Smack, Sonic, Stare, Stephen Torton et Toxic, Stf, Swen 93MC, Thomas Canto, Titi from Paris, Tore, Toxic, Tworode, Weane 3DT, Xoer 3DT, Yeemd, Yz, Zek et Zilon.









  
On sortira de tout ce beau monde, la découverte de la jeune Liliwenn. Entre ténèbres et lumières, poétique à tendance surréaliste, un vrai coup de cœur pour cet univers artistique.



Empreintes Urbaines
Palais d’Iéna
9 place d’Iéna
75016 Paris

Parce que Stupeflip, c'est pas n'importe quoi ? @ Bataclan


Parce que c'était dur d'écrire ce live-report. 
Pourtant, ce concert, le dieu du Stup sait ô combien on l'attendait ! On avait acheté cette place bien 4 mois avant tout le monde, cela s’annonçait forcément comme la grande messe... Que de souvenirs pleins de magie (et surtout de n'importe quoi) nous avons gardé du CROU sur scène : plus qu'un live, un spectacle, une histoire, des insultes, un délire, bref on en redemandait depuis si longtemps alors forcément, on les attend méchamment au tournant nos 3 amis. Alors sont-ils toujours aussi stupéfiant ces Stupeflip ?


Le groupe est composé de Julien Barthélémy alias King Ju /Pop Hip (et oui c'est les même !) de Stéphane Bellenger alias Cadillac et Jean-Paul Michel alias MC Salo.
Découvert par la populace via le tubesque « Je ne fume plus shit » ; se focaliser sur ce dernier pour les cataloguer serait exactement ce qu'ils recherchent tellement ils aiment naviguer entre les normes. Leur délire se développe dans un univers entre rap, rock et punk (une fusion difficile et pourtant parfaitement réussie), s’articulant autour d'une étrange histoire mythique du C.R.O.U : une organisation mystérieuse fondée en 1972 composée de trois membres, dont le but est de « terroriser la population et par là même instaurer une nouvelle ère : l’ère du Stup ».


Deux mois après la sortie du troisième album « The Hypnoflip Invasion », ce groupe lâché par sa maison de disque il y a de cela six ans vient crier vengeance. Le décor est planté et maintenant ? Qu'est ce que le Stup en live ? Une arnaque ? Un bordel organisé ? Une gigantesque blague ? Du génie musicale ? Réponse now !

C'est dans un Bataclan complet, rempli par une populace plus qu'hétéroclite (et oui c'est ça de casser les barrières, ça touche personne ..ou tout le monde) que le CROU se produit en ce 3 mai 2011.




C'est d'abord une première partie "couillue" qui débarque pour se faire lyncher. L'ami Shöne Connerie a pourtant de la bouteille dans son costard et ses 40 ans bien tassés. Dommage que le publique fanatique ne tilte même pas le 256ème degré du vieux. Comme le dit Schöne, il a gentillement été invité par le Stup et c'est clairement un cadeau empoisonné tellement on assiste à un lynchage gratos. Les fans passeront tout le set à lui jeter tout ce qui leur tombe sous la main, il y en a même un qui a faillit lui piquer son micro ! Alors qu'au final, ça envoyait pas si mal, un flow old school et des paroles pas toujours bien trouvées certes mais... Non en fait, rien que le fait de voir les fans du Stup énervés, ça vallait le coup de viendre ! Contrat rempli. Merci.



Puis on a fait rentrer la bête. Comme au bon vieux temps, tel le gamin qui revit en nous, on les insulte avec ferveur pour leur souhaiter la bienvenue (rituel habituel pour les Stup). C'est sur une chorégraphie zombiesque qu'ils font leur entrée « sectaire » sur le tubesquement dingue, issu du premier album : « Les montres ».
Puis l'univers se met en place. Un gros travail a été fait sur la mise en scène : projection (une trame narrative avec l'apparition de deux visages projetés sur scène qui se répondent je crois.. on entendait rien, les veaux de devant gueulaient trop fort), costumes, défilé des alter-egos. Les interludes sont nombreuses, pas toujours bien maîtrisées mais c'est peut être fait exprès, difficile à dire avec eux ? (On a quand même le droit à un « euh les mecs si on y met pas tous du sien, les gens attendent là » de la part de Cadiac ).
 

Tout ceci donne au concert un rythme très haché, peut être qu'ils aiment entendre leur public beugler ? On se demande également ce qu'il y a d'écrit sur ce putain de carnet que King Ju n'arrête pas de regarder ? Aurait-il oublier le set-list ? Ou ses paroles ?

Le personnage de Pop Hip confirme qu'il est un peu à l'ouest lorsqu'il loupe un ou deux couplets (ou c'est encore une fois fait exprès ?). 
Visage découvert, le CROU nous livre sont coté pop & tube, version eighties : synthé, guitare et paroles d'ado attardé. ça slam, ça pogotte, ça retourne le Bataclan. On retiendra un étrange « Je fume plus de shit » version rock qui signera la mort de Pop Hip sur scène bien évidement sous les insultes de son publique adoré.



Mais un sentiment de déception perce petit à petit nos tympans : les arrangements ont été ultra-simplifiés et la joyeuse bande a souvent un mal fou à reprendre correctement ses titres mais ... Oui dans un sens on arrive à s'en contre foutre comme la majorité du publique ce soir reprenant en chœur les paroles sans chercher plus loin. 

Au final, on aurait pu oublier cette impression négative vis à vis de ces interventions trop longues et parfois too much, ces approximations et ces ratages (le coup des masques balancés dans toute la salle pour faire une photo ..sans photographe, c'est fait exprès ça aussi ?) On aurait pu oublier tout ça si cela n'avait pas durée à peine 1h20 bordel !
C'était drôle votre petite bière avec 2 ou 3 membres du publique, pour finalement les traiter comme de la merde mais vous aviez le temps de faire 2 ou 3 titres de plus à la place les mecs ! & Putain, après 10 minutes de bordel, on a pour seul rappel "À bas la hiérarchie" ..et c'est tout !??


En conclusion, on a kiffé mais on est déçu, c'était ouf mais tellement frustrant, c'était bon et tellement grrr.. 
En gros ils ont sûrement réussi ce qu'il voulait nous faire comprendre : revenez à l'Olympia en novembre les gars on va encore se foutre de votre gueule et le pire.. vous reviendrez encore !

Merci, bande de connard...


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Parce que Versus 2.0 (Carl Craig, Francesco Tristano & Moritz Von Oswald] @ Gaîté Lyrique


Parce qu'il y a des gens qui avaient tout faux ce jeudi 14 avril. Ces nuls pensaient voir une fois de plus un simple live de Carl Craig lors de cette Infiné Live week (un label plutôt séduisant : Agoria, Apparat, Aufgang, Clara Moto, Danton Eeprom, Tristano, Murcof, Rone, The Hacker, etc) @ la Gaîté Lyrique. Tss.. Ils se disaient même que ça pouvait être cool de revoir Aufgang même si c'est bizarre : il n'y a que le pianniste Francesco Tristano qui est présenté sur la prog ? "Par contre, je connais pas trop ce Mortiz Von Oswald" (personnage hyper-actif dans le monde de l'electro dub notamment : Maurizio, Rhythm & Sound, le label Basix Channel, l'album Recomposed avec Carl Craig, etc)
Boarf, on ira boire une bière pendant ce temps là, ce disaient ces gens pas au courant. Imaginez leur yeux ébahit lorsque arrivent les trois compères sur scène. Carl Craig en mode lunetto-intélo avec cravate, Francesco ce la joue « djeunes » et souriant comme à son habitude alors que Mortiz est déjà prêt devant ses machines quasiment 30 minutes avant le concert (il partira en dernier également... Un peu autiste l'ami non ?).

Mais ça va donner quoi ce curieux mélange ? Réponse, now !



Baptisé « Versus 2.0 », les trois acolytes nous proposent une création sonore et graphique conçue tout spécialement pour la grande salle de la Gaîté. Sur les murs-écrans (qui s'ouvrent petit à petit : la meilleure intro du monde !), nous avons enfin droit à une vraie diffusion à 360° de visuels originaux et intelligents créés par le collectif Scale. Nous étions déçu par l'utilisation relativement pauvre de la capacité visuelle de cette salle lors de la performance d'Apparat (alors qu'il y avait Pafinderei aux manettes) mais cette désillusion est oubliée.
Cette fois-ci il y a une vraie connivence, un vrai travail, entre le son et l'image. Chaque filtre déclenché par l’un des musiciens modifie aussi bien le son que les projections. Les deux éléments vivent ensemble pour nous proposer un vrai spectacle 2.0. On s'étonne parfois de voir aussi bien ses voisins lors d'un concert electro tellement les projections éclairent la salle, on attend avec impatience cette enchaînement pour voir comment ils vont illustrer le prochain, on regarde à droite à gauche, on sourit ... On attend, ah ? Comment ça ?


Effectivement, cela fait 10 minutes que l'on s'extasie sur les visuels mais qu'en est il du son ? Et bien, nous ne sommes pas en terrain inconnu car nous retrouvons l'univers des trois artistes présent sur scène : une house jazzy triturée et parfois à la limite de l'expérimental. Bien évidement, cela inclut certains passages un peu plus lent (chiant ? ), surtout lors des enchaînement, mais relativisons la chose car cela ne choque pas tellement on ressent une vraie construction dans leur set.

Parallèlement à ça, on se demande souvent qui fait quoi au final, même si Francesco est bien évidement au piano, Moritz devant ses machines et Carl reste le chef d'orchestre, on a l'impression d'assister à un jeu permanent entre eux, les trois musiciens et leur orchestre virtuel se répondent musicalement et visuellement. Envoutant. Magique.

Pour la petite histoire, cette Version 2.0 fait suite à la création de “Versus” à la Cité de la musique en octobre 2008, qui voyait se réunir pour la première fois sur scène des compositions de Carl Craig, interprétées par l’orchestre “les Siècles” dirigé par François-Xavier Roth, selon les arrangements de Francesco Tristano, lui-même au piano. Et ce soir, la partie d’orchestre a depuis lors été enregistrée afin de constituer une matière première nécessaire au producteur de Detroit.
Les musiques ainsi programmées sont alors triturées en direct, alimentées d'impros au piano ou aux claviers par Tristano et de nappes dub de Moritz von Oswald. Les chefs-d'oeuvres de Carl Craig y retrouvent de nouvelles vies... Le public plane, dance, tremble, s'extasie. 

Bref, c'était mieux qu'un plongeon dans une piscine de Tagada ce live. Merci.

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