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Parce que Banksy Fait le mur.. @ sa façon !

 Banksy - Faites le mur
Parce qu'enfin ! C'est un événement pour les amateurs de Street-art : Banksy, le graffeur de génie dont personne ne connaît l'identité ni le visage ni même la voix, prend la caméra pour réaliser un documentaire. 


Il a même réussi à s’incruster dans les espaces publicitaires des transports parisiens, le comble non ? 
En tout cas, ça y est, Faites le Mur arrive sur les grands écrans français le 15 décembre 2010. Tu notes tout de suite please !
Et pour les plus chanceux que nous sommes, ce mardi 30 novembre, la projection d’Exit Through the Giftshop (titre original) était présenté au MK2 Quai de Seine/Loire ( ?), tout le monde se trompe toujours de côté et prend le bateau de toute façons... 

Hum... Parler de musique, de concerts et de graffiti alors qu'on baigne dedans depuis qu'on a 16 ans c'est plus ou moins légitime mais parler d'un film ou écrire sur celui-ci, ce n'est pas tout à fait pareil surtout en tant qu'être dépourvu d'une réelle culture cinématographique, par conséquent : faisons simple !

 Banksy - Faites le mur
Le synopsis tout d'abord. Ceci n'est pas du « spoilage », rassure-toi, cela s'arrête quand le film… démarre vraiment pour ainsi dire !

Attention le « héros » du film n'est pas Banksy, mais Thierry Guetta.

Ce Français ...Et oui, fallait qu'il soit Français put***, en même temps le mec s'appelle Guetta, ça annonce la couleur non ? Bref, passons, étant donné que tu n'as pas encore vu le film ni lu ce synopsis, tu ne peux pas comprendre ce moment de tristesse infini.
Nous commencions donc par : ce frenchi, expatrié aux États-Unis, réussi dans le commerce à Los Angeles. Banal, un peu chelou, carrément excentrique. Pour vivre, il tient des boutiques de friperie et fait notemment passer de vieilles frusques pour des vêtements de créateurs (ce qui n’est pas si anodin quand tu connais la fin). Bref, il s'en sort avec les moyens du bord, dirons-nous. Mais le petit barbu a également une passion : filmer tout et n'importe quoi : sa vie en somme.
Lorsqu'il découvre que son cousin est Space Invaders (j'aimerai bien faire une découverte comme celle-là un jour moi aussi), un déclic se produit et il décide de tout abandonner pour filmer les nouveaux conquérant de la rue (tindinnnnn).
Il commence donc par suivre son cousin, puis rencontre André, Zevs, Shepard Fairey (Obey), etc. Sa quête n'aurait pas pu être complète sans sa rencontre avec l'artiste le plus mythique de l'univers de la contre-culture : Banksy. Finalement, il réussit à gagner sa confiance et même à devenir ami. C'est beau… Jusque là !
Accumulant des centaines d’heures de vidéo, sans trop savoir quoi en faire, il donne naissance à « Life Remote Control » en 2006, bouse d’une heure et demi qui ne ressemble à... rien ! Banksy prend alors les commandes et délivre un film centré sur... Thierry Getta
Un retournement de situation qui participe à l'intérêt de ce documentaire ovni : voilà comment on lance un « documentart » sur MBW (Mister Brain Washer alias Thierry Guetta ).

Bansky

Maintenant que le décor est planté, tentons de revenir sur les divers discussions que mes oreilles ont entendu lors de l'afterProjection @ Gazart. 
Zevs (qui apparaît dans Faites le Mur) profite de l’occasion pour présenter une projection d’un documentaire sur ses propres activités nocturnes, quelques minutes du controversé « Life Remote Control » de MBW étaient également projetées (..le lecteur plante la non ? Non !?) sous-poudrez le tout par le collectif 1980 fignolant sa performance live à coup de pinceau et de bombe de peinture sur un fond de hip hop et voilà le menu de la soirée, le tout agrémenté par de nombreuses discutions autours du film bien évidemment.  

Voilà ce qu'on pouvait entendre :
- « Ce documentaire n'en est pas un en fait !… Si j'avais pas entendu parlé de MBW avant, je me serais demandé si je regarde pas une fiction je pense... » (Mais non, il existe bien : http://www.mrbrainwash.com)
- « Le titre français est méga moche non ? »
- « Bansky règle ses comptes en faisant un méchant état des lieux de l'art aujourd'hui …Ou totalement l’inverse, le film en lui même est une œuvre d'art, composée de toute pièce, une sorte de méga-canular, t'en penses quoi ? » (va répondre à ça..!)
- « C'est open bar sérieux ? » (Et oui !)
- « Pff.. après ça, il va y avoir du pochoir partout dans Paris fait chier... Viens on va mettre notre blaze sur les panneaux !!? »
- « C’est quand même un bon divertissement. Ok, Thierry Guetta est relou, dingue mais tellement maladroitement drôle voir attachant non ? Si j'avais pas de talent je serais peut-être devenu célèbre moi aussi » (...)
- « Dommage, Bansky méritait une rétrospective pure et dure de son travail ! Ça reste un bon film ! Sauf si on fait son parisien comme toi c’est ça… » (Ta gueule)
- « Au final, on ne saura jamais la vraie morale de l'histoire non ? C'est ça qui est bon ! »
- « Quoi ! Tu pars déjà ? J’en suis qu’à mon troisième verres.. ! » (On est mardi, il fait – 8000° dehors et je suis malade merde…)

Quoi qu'il en soit, confirmons un fait : ce film est à voir.

Parallèlement à cela, soulignons une communication bien étrange autours du film qui participe à cette relative surprise (voir déception pour certain).
Effectivement, les trailers ne nous présentaient absolument pas les choses comme cela :




Il est également vrai qu’une rétrospective de Banksy manque cruellement et il est tout de même temps de connaître le monsieur.
A noter qu'une de ses œuvres est maintenant exposée au British Museum de façon permanente dans la section antiquité. Elle représente une pierre sur laquelle est dessiné à la manière des hommes préhistorique un homme poussant un caddie.Tout de même ! 

Banksy

Pour les plus jeune d'entre nous, il faudra également jeter un oeil sur son coté militant au travers de ses œuvres. 
Celui sur le mur de la Palestine est à tout simplement dingue :

Et enfin, plus jamais tu ne verras plus le « rat anarchiste » comme avant maintenant, tu es prévenu, ça vaut de l'or !

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