Parce que la Culture avec un grand « C » voyage, vie, donne le sourire et ce partout dans le monde !.. Après quatre mois de vache-maigre en matière de concert, d'expo et d'art en général, voilà que le Brisbane Festival redonne des couleurs à nos mirettes. Alors qu'on finissait par accepter le stéréotype de l'australien buveur, sportif « ...et pis c'est tout », il fête sa ville comme la nature fête le printemps : avec des bourgeons de culture mon ami ! (#dédicace)
C'est ainsi qu'un vendredi 9 septembre, la compagnie australienne Chunky Move se produit via ce Brisbane Festival au sein de la très cosy Powerhouse Art Cultural (QPAC) et nous présente Mortal Engine pour notre plus grand plaisir.
Mortal Engine est un spectacle mêlant danse contemporaine, projection vidéo, lasers, décor interactif et musique éléctronique. Gideon Obarzanek (le pauvre... il a du morfler à l'école), directeur et chorégraphe y articule corps en mouvement et lumières, en jouant avec l’espace et les surfaces qui le composent.
Après quelques minutes on discerne le message de celui-ci portant sur la solitude, le rapport à l'autre, le corps et ses limites floues, l'instabilité des rapports hommes, femmes... Bref, c'est un peu perché et c'est pas toujours évident de suivre le fil mais l'essentiel se situe dans l'esthétisme du show, rassure toi.
Pour Gideon Obarzanek, la technologie du laser offre une façon de se détacher de l’écran pour s’introduire dans un espace en trois dimensions (accroche toi, c'est maintenant que ça se complique...)
C’est une manière pour le chorégraphe d’inclure le spectateur dans la performance. En créant un spectacle dans l’espace, le spectateur, inclut dans cet espace, fait donc partie intégrante de l'œuvre, il n’est plus devant ou derrière, il est dedans. Pour sortir un peu plus de la notion d’écran et de sa verticalité, Obarzanek utilise beaucoup le sol dans la chorégraphie.
Pour cet événement, les danseurs se déplacent sur une forme rectangulaire blanche inclinée et modulable (une partie devient verticale). Ils se laissent donc glisser, tombent, sortent du champs, deviennent lumière ou au contraire ombre, sont parfois sous-poudrés d'éléments vidéo-projetés.. un seul mot : magique (oui comme Paris.. mais en mieux roohh !)
Mortal Engine nous invite au final à une exploration captivante entre mouvement et technologie. Le corps humain s’estompe peu à peu pour devenir lumière, le tout associé à une musique lourde parfois stridente voire agressive, totalement expérimentale. Le compositeur Ben Frost se fera de nombreux amis dans les amateurs d'electro !
Mieux encore, la musiques s'allient avec la lumières pour devenir une part entière du spectacle... Pendant quelques intermèdes, ce n'est plus un spectacle de danse mais belle et bien de sons et lumières auquel on assiste. On se surprends alors à s'enivrer de ces flahs stroboscopiques, à sourire bêtement devant ce jeu de lasers qui s'entremêlent et à lâcher un petit « put*** » quand le mouvement, la musique et l'image numérique ne font plus qu'un !
Pour info, la compagnie a remporté en 2008 l’Australia Helpmann Award dans la catégorie Best Visual or Physical Theatre Production avec ce spectacle.
Parce qu'ils le méritent :
Parce qu'ils le méritent :
DIRECTION AND CHOREOGRAPHY - Gideon Obarzanek
INTERACTIVE SYSTEM DESIGN - Frieder Weiss
LASER AND SOUND ARTIST- Robin Fox
COMPOSER - Ben Frost
COSTUME DESIGNER - Paula Levis
LIGHTING DESIGNER- Damien Cooper
SET DESIGN - Richard Dinnen and Gideon Obarzanek
MULTIMEDIA ENGINEER - Nick Roux
PERFORMERS - Kristy Ayre Sara, Black Amber, Haines Antony, Hamilton Marnie, Palomares Lee Serle, James Shannon, Adam Synnott, Charmene Yap, Jorijn Vriesendorp
Site :
www.chunkymove.com
Site :
www.chunkymove.com

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