Parce que cela fait maintenant quelques temps qu'il "raye les mots pour qu'on les voie davantage. Le fait qu'ils soient rayés donne envie de les lire." Comme disait Jean-Michel Basquiat cité par Rero.
Déjà évoqué plusieurs fois sur ces pages numériques (ici et là), c'est toujours à mi-chemin entre le Street-art et l'art conceptuel que l'on se perd et une fois encore, le photographe, graphiste et activiste de rue nous parle, nous interpelle, nous fait cogiter.
Du mot (rayé) à l'image, Rero touche juste. Rendez-vous à la gallerie Blasckslash au plus vite, c'est l'exposition du moment : Rero – Eidolon, du 12 mai au 23 juin.
Né en 1983, Rero s’est rapidement imposé dans le monde de la création artistique urbaine par le biais de ses interventions en extérieur. Artiste complet, il interroge les codes de l’image et de la propriété intellectuelle à travers un acronyme qui apparaît régulièrement dans ses œuvres : WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et auto-censure (il barre lui-même d’un trait épais ses propres slogans) sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image.Pour cette seconde exposition personnelle, le plasticien disperse au sein de la galerie plusieurs installations que viennent jalonner ses désormais fameuses œuvres aux expressions et mots barrés d’un trait noir.
Né en 1983, Rero s’est rapidement imposé dans le monde de la création artistique urbaine par le biais de ses interventions en extérieur. Artiste complet, il interroge les codes de l’image et de la propriété intellectuelle à travers un acronyme qui apparaît régulièrement dans ses œuvres : WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et auto-censure (il barre lui-même d’un trait épais ses propres slogans) sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image.Pour cette seconde exposition personnelle, le plasticien disperse au sein de la galerie plusieurs installations que viennent jalonner ses désormais fameuses œuvres aux expressions et mots barrés d’un trait noir.
Eidolon signifie « image » en grec ancien, terme autour duquel l’artiste développe son propre concept de négation, alimenté par l’overdose d’images des milieux urbains.
L’Eidolon, c’est ce que notre sens visuel nous donne à voir, une représentation de l’image qui n’est en réalité que le double mental de cette dernière, à l’identique du double reflété dans le miroir alors que ce n’est qu’une illusion.
L’essence même du travail de Rero pose ce problème de représentation à travers l’acronyme « what you see is what you get » (WYSIWYG), interface intuitive qui propose de montrer sur écran le résultat final à l’impression. On retrouve ici la notion d’Eidolon puisqu’il est impossible de retranscrire parfaitement de façon virtuelle le résultat imprimé. En fin de compte, What You See Is Never What You Get, revendique Rero.
Une exposition dans l'air du temps qui parlera beaucoup aux générations digitales. Elle a par ailleurs le mérite d'être présentée au sein de la non moins agréable galerie Backslash, investissant les trois niveaux de l'espace de manière tout à fait pertinente.
RERO - EIDOLON
Backslash Gallery
Du 12 mai au 23 juin 2012
29 rue Notre-Dame de Nazareth
75003 Paris
Site :







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