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Parce que le Worldwide Festival 2012 #Livereport


Worldwide Festival 2012Parce que ceci n'est pas un livereport, mais plutôt une partie de ma thérapie... 
Oui, je tente par l'écrit de me soigner. Oui, le Worldwide Festival m'a tué. Non, cela ne va pas être chiant à lire pour autant ! 
Bien que, pour divers prétextes logistiques, j'avais pour camp de base Montpellier (situé à 30 minutes de Sète en caisse : pratique), pour une simple raison financière je n'ai pu profiter que de trois jours de festival sans même profiter de ce magnifique Théâtre de la mer. Et pour des causes psychologico-parisiennes, je n'y retournerais sûrement pas ; revenir à la réalité est bien trop dur les enfants ! 
Voici pourquoi le Festival de Gilles Peterson se transforme en un petit paradis du son, et ce, pour la première fois, pendant une semaine, pour les plus acharnés du bonheur. 

Allez viens, ici c'est Sea, Sète and Fun !Bienvenu à Sète donc, maison secondaire de Gilles Petersonl , organisateur et tête pensante du festival. Ici, c'est LE rendez-vous annuel des musiques électroniques, de la soul, du jazz, du hip-hop et de toutes les musiques actuelles. 
 « Ma programmation, explique Gilles, je la calque sur mon émission de radio (diffusée sur la BBC anglaise et relayée par Nova), à la fois spécialisée et populaire. J’essaie de mixer la culture des clubs, parce que je viens de là, et les musiciens live, le jazz et les musiques du monde. Ce n’est pas un festival electro, ni un festival de world ou de jazz, c’est tout en même temps. » 

Voilà... C'est la première bouffée de bonnes idées ! Une programmation pointue, hétéroclite et quasi familiale (un bonheur pour tout Parisien blasé de la relation humaine). 

Worldwide Festival 2012 - Sète
La seconde dose d'oxygène s'apprécie avec un maillot de bain, des lunettes de soleil et un gros smile. L'environnement pèse bien entendu dans la balance : Sète, petite ville du sud qui se transforme au gré des festivaliers pour une semaine de pur délire
...Bien que l'on doive y mettre le prix pour profiter des trois lieux de spectacles : la Plage, le Môle et le Théâtre de la mer (à noter que pour ce dernier il faut souvent rajouter 30€ environ, même avec le Pass weekend qui est déjà à 75€ !). Un Pass semaine se révèle plus intéressant, mais il reste à trouver un logement sur place pas trop cher, et ça, c'est une autre histoire ! 

Worldwide Festival 2012 - La plage
Pourtant tu relativises vite concernant ces dépenses... Il te suffit d'un après-midi, les pieds dans l'eau, les oreilles dans le bon son, des filles à poil plein les yeux, une gorgée de bière dans la bouche, tes neurones sous MD ... Ah oui, précision importante, Sète devient également une ville anglaise pendant une semaine sous l'impulsion du festival et de notre ami Gilou (véritable star sur ses terres) et ce, avec tous les excès propres à cette culture, autant niveau alcool que niveau drogue. Bref, entourée de gentils défoncés vanille-fraises tu seras l'ami ; ça reste bon enfant et l'ambiance est toujours un point fort du festival, j'insiste ! 


Que retenir de ce festoche en-dehors d'un ciel bleu, d'un soleil radieux, des filles et des après-midis sur la plage (pff.. ça fait mal d'écrire ça déjà) ? 

Parlons des défauts pour ne pas retomber trop vite dans ma déprime ! 
Un son décevant sur la scène du clubbing au Môle malgré une armature plus que raisonnable est à regretter. De nombreux groupes auront subi cette désagréable impression d'entendre seulement la batterie ou les voix (surtout Dimlite et Grems)... Le prix des boissons nous rappelle également que l'on est sur le littoral, mais le champagne à 6€ te rassure, au cas où tu en doutais, tu n'es pas sur Panam ! 

Puis... Il n'y a plus que du positif

Dès le vendredi, on évoquera avec le smile le set hiphop old school de Lefto, les Canadiens de Badbadnotgood et leur étrange fusion ou la présence de Four Tet nous assommant d'un set tout aussi bizarre, mélangeant des morceaux « afro » pour enchaîner avec de la house et de l’electro relativement éloigné de ses productions ; sans oublier Julio Bashmore et un trip so 90's ! De très bons moments auxquels on ne s'attendait pas forcément et c'est ça la magie du Worldwide


Le samedi, c'est Claude Von Stroke qui a réveillé le public à base de beats vocaux alliés à une house pointue après un bide monumental de Grems : pas malin de faire venir un « rappeur français » devant un public à 50% anglais en même temps ! Si on y ajoute un son catastrophique, ce fut une grosse déception... 
Le live psyché de Machinedrum restera également un bon souvenir même si la fatigue nous rattrapera un peu vite. Loefah ayant raté son avion, la soirée se finira avec le king de l'electronica chelou. 

Ce Dimanche 8 juillet, septième jour de festival pour beaucoup, il y a de la fatigue dans l'air. L'ambiance a plus de mal à monter après cette dernière après midi sur la plage, et c'est en direction du bout du Môle, toujours au pied du phare et dans un décor de chalutiers sur cales que l'on se dirige.. Ça sent la fin des vacances ! 

  
  
Gregory Porter nous accueille à base de solos de piano et de saxophone so jazzy... L'ambiance s'électrise. Gilles Peterson prend le relais et l'on comprend rapidement pourquoi les Anglais se bougent en France rien que pour lui. Après un set très world sur la plage il y a quelques heures il nous sert sur un plateau une autre facette de sa panoplie, bien plus electro, tout en touché. La grande classe monsieur
Nicolas Jaar clôture tardivement pour le vacancier de passage que je suis, mais c'est sans amertume que je le rate, ayant déjà bien assez apprécié ce weekend. Il me reste plus qu'à trouver un travail ...ou une copine dans le sud.

#Merci

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